MAISON

“My home is where I am” chantent les Roms... En bon Belge, je dirais même plus: “My home is who I am”. Périodiquement je choisis de passer du temps sans domicile fixe. Régulièrement, je vends, prête, laisse en dépôt ou donne quantités d’objets qui ont pu me nourrir mais qui ne me goûtent plus; j'ai brûlé les albums de photo, les lettres reçues et bien des traces du temps passé, toujours dans cette quête fébrile de me rapprocher de l’instant présent.

L'une de ces périodes pivôt se termina par un long voyage à pied, lent retour aux sources qui me vit cheminer des rivages andalous jusqu’au menhir-monument au pélerin anonyme érigé par les Galiciens de Belgique dans ma ville natale. 3000 kilomètres à pied qui m’aérèrent, me décrassèrent et me lessivèrent à tous les étages, me laissant neuf, grandi, redressé, plus fort, plus léger et sans doute plus sensible.

J’alterne donc avec bonheur phases sédentaires et périodes nomades. Je cultive en l’arrosant l’art d’habiter mon chez moi, fût-il temporaire, cherchant sans cesse le confort, l’équilibre et la circulation optimale de l’énergie en moi et autour de moi. “Là tout n’est qu’ordre et beauté...”. On n’est pas Balance pour rien.


"J’ai ma maison dans le vent sans mémoire
 J’ai mon savoir dans les livres du vent
 Comme la mer, j’ai dans le vent ma gloire
 Comme le vent, j’ai ma fin dans le vent. "

(Poème tzigane, cité par Xavier Christiaens dans un cahier disparu)


FENG SHUI

L’Ecole des Formes, dont je m’inspire lors des consultations, prend comme point de référence l’entrée énergétique d’un lieu de vie (demeure, magasin, bureau...) pour étudier en détail et en profondeur la circulation de l’énergie vitale dans ses différents secteurs. L’outil de prédilection est le Ba-Gua, diagramme permettant d’associer à chaque zone du lieu en question un aspect de la vie de ses occupants, créant ainsi une image-miroir de comment ceux-ci l’habitent. Grâce à une observation minutieuse du milieu et des éléments qui le composent (dimensions, couleurs, matières, volumes, textures, espaces, lumière, sons, objets...), le Feng Shui leur permet généralement de mieux comprendre comment ils fonctionnent dans leur lieu de vie ou de travail, et de cerner quelques-unes de leurs priorités.

L’analyse de terrain se traduit dans un second temps par la remise d’un rapport écrit détaillé assorti de suggestions ouvertes permettant d’apporter les changements nécessaires pour aider à dissoudre un blocage, à combler un manque ou à laisser se transformer en douceur une tension.

Concrètement, une première consultation dure environ trois heures et se déroule sur les lieux à la demande et avec l’accord de ses occupants, en leur présence et à l’aide d’un plan à l’échelle réalisé par un architecte ou à défaut par leurs soins. Une conversation téléphonique préliminaire permet de cerner leur demande afin de cibler au mieux leur intention. Celle-ci peut concerner un souhait de changement dans un secteur ou dans la totalité de la maison... ou de la vie, les deux étant les deux faces de la même monnaie!

> Prendre rendez-vous




PLANETE

Un des rituels les plus excitants de mon enfance, attendu avec fébrile impatience par mes frères et moi lorsque notre papa rentrait de voyage, était l’ouverture cérémonielle de sa valise, rapidement suivie de la distribution des trésors. Boomerang sculpté, Bouddha joufflu, déesse à queue de poisson, carillon aigrelet, estampe dorée... Ces objets, toujours intrigants, souvent décevants, acquirent au fil du temps une patine et une charge de sens qui en font aujourd’hui de précieux compagnons.

Certains amis me traitent parfois d’"Electron libre" ou m'affublent de sobriquets: “Wandering Monk", “Patonton thaï”, “Patiperro”... Depuis tout petit je préfère les atlas aux petits écrans et les cartes routières et plans de ville aux feuilletons et aux séries. Aujourd'hui, si je veux savoir comment va le monde, je choisis simplement de voler à sa rencontre pour le lui demander de vive voix.


Voyager ne coûte pas cher... c’est juste une question de choix, d’ouverture et de souplesse. La plus belle découverte de ces dernières années s’appelle Couch Surfing. Ce réseau international regroupe plus d’un million de personnes sur les cinq continents, aimant voyager et/ou héberger des gens de passage, pélerins, nomades, touristes, familles, hommes d’affaires, couples forts ou maillons faibles. Mon appartenance à ce réseau est ce que j’ai trouvé de mieux pour concrétiser mes opinions politiques: oui je prends le risque fou d’accueillir un inconnu, non je n’ai pas peur qu’il m’ait menti et qu’il m’attaque au couteau en pleine nuit, oui je lui offre un thé, un repas ou une balade autour du bloc, non je n’accepte pas sytématiquement toutes les requêtes d’hébergement, oui je prête un double de mes clefs, oui je crois qu’un sourire bienveillant, une marque de confiance et une porte ouverte peuvent pulvériser des montagnes d’intentions troubles.

> Mon profil





 
© Na Se Kala - Contact - webdesign: Cas-P.net